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Entrevue #2 : Vincent Guery, maréchal-férrant.

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Entrevue #2 : Vincent Guery, maréchal-férrant.

Communiquer, c'est en fait mettre en avant son identité. Ce que l'on est. C'est comprendre d'où on vient et où l'on veut se diriger. Transmettre ce qui relie passion, parcours et activité professionnelle. Aujourd'hui, nous rencontrons Vincent Guery maréchal-ferrant depuis 10 ans dans le médoc.

 D'où vient cette passion du cheval ?

Depuis toujours j'ai toujours été un homme de cheval. D'ailleurs je me rappelle que ce que je préférais gamin a toujours été Zorro et les western. C'est un univers qui me faisait rêver. Et du coup depuis tout petit je monte et j'aime les chevaux. Assez tôt, j'ai été cavalier club, puis cavalier professionnel.

c’est un peu le métier que tout le monde respecte mais, que peu de gens veulent vraiment pratiquer

Comment avez-vous découvert la maréchalerie ?

En fait, la maréchalerie est vraiment un métier que j'ai découvert sur le tard et qui au départ ne me faisait pas rêver. J'imagine que c'est un peu le métier que tout le monde respecte mais, que peu de gens veulent vraiment pratiquer à cause de sa pénibilité. Et puis surtout en tant que cavalier, je me suis rendu compte à quel point on manquait  de maréchaux et à quel point on en avait besoin. Cela peut paraître aux yeux de beaucoup une activité désuète mais elle est parfaitement indispensable à la pratique équestre. Au fil du temps et des rencontres, je me suis simplement dit que je pourrais faire cela. Le plus drôle reste peut-être que je n'ai découvert qu'au moment de le devenir que mon arrière-grand-père était maréchal jusqu'à ses 80 ans. C'est une source de grande fierté. Une continuité.

 Quel a été votre parcours pour devenir maréchal-ferrant ?

Je suis allé dans l'une des trois écoles en France. Celle de Mirande dans le Gers. J'ai pu obtenir pour cela un financement de la région. Le fait de devoir posséder un CAP pour exercer est récent. Cela date de 1998. Cela permet de lutter contre les « poseurs de fer» qui exercent sans diplôme et font mal aux chevaux. En sortant de l'école, on doit de toutes façons continuer de se former et de s'enrichir avant de pouvoir être vraiment performant. On est seul et lâché. Ceci dit, j'ai toujours été autonome et attentif à garder mon indépendance.

Comment et avec qui travaillez-vous ?

Des paysans, des propriétaires individuels, des écuries,… Cette diversité est très importante pour moi, cela me permet de rencontrer un grand nombre de gens avec des histoires différentes. Je me déplace avec ma fourgonnette. Le cheval ne se déplace plus vers nous. Nous nous déplaçons vers le cheval. Le maréchal-ferrant est devenu itinérant. Et puis il y a le rapport avec le cheval lui-même : On travaille toujours avec les mêmes chevaux. Le sabot pousse, chaque mois, d'environ un centimètre, ce qui nous oblige à referrer les chevaux toutes les six semaines. A force, ils nous connaissent.

On n’est pas près d’avoir des machines à ferrer les chevaux !

Comment voyez-vous votre avenir ?

La demande est forte, mais le travail est exigeant. Je commence déjà à souffrir du dos. C'est un métier très physique et je ne sais pas combien de temps je pourrais encore l'exercer. La technique de base est toujours la même. On n'est pas près d'avoir des machines à ferrer les chevaux !

Mais depuis toujours, mon autre passion est la peinture et la sculpture. Je réalise des sculptures avec les fers à cheval par exemple. Alors, je souhaite concilier mes deux passions avec mon amour pour le cheval comme fil rouge.

Si vous voulez en savoir plus sur ce métier ou simplement contacter Vincent Guéry, rendez-vous sur sa page facebook pro.